Mis à jour en mai 2026.
À Madagascar, les moustiques sont présents toute l’année et peuvent transmettre le paludisme, la dengue, le chikungunya et le zika. Mais le risque reste limité : environ 6 % des moustiques sont porteurs de ces maladies, soit 2,6 % de chance d’être piqué par un moustique infecté. Avec une protection efficace (moustiquaire imprégnée, vêtements traités, répulsif DEET ou IR3535), le risque devient infime. Le moustique anophèle, vecteur du paludisme, est plus dangereux que le moustique tigre, et absent d’Antananarivo en altitude.
Les moustiques à Madagascar transmettent 5 maladies, principalement paludisme et dengue
Si tu envisages de venir à Madagascar, tu rencontreras à un moment ou un autre le moustique, cet animal assoiffé de sang, attiré par toi, proie venue d’ailleurs et si appétissante. Alors, dois-tu en avoir peur ? Voici quelques vérités sur ce vampire, qui te permettront de mieux le comprendre et donc de mieux t’en protéger.
Les deux espèces de moustiques que tu trouveras en abondance sur l’île sont le moustique tigre (Aedes albopictus) présent partout, et le moustique anophèle (Anopheles gambiae) visible dans les plaines mais pas à Antananarivo, car il ne supporte pas l’altitude. Ces moustiques peuvent transporter cinq maladies infectieuses dangereuses pour l’homme.
| Maladie | Moustique vecteur | Saison à risque | Symptômes principaux | Prévention spécifique |
|---|---|---|---|---|
| Paludisme | Anophèle | Toute l’année (pic en saison des pluies) | Fièvre, frissons, courbatures | Antipaludéen (Doxycycline ou Malarone) + moustiquaire imprégnée |
| Dengue | Tigre (Aedes) | Saison des pluies | Forte fièvre, douleurs articulaires, éruption cutanée | Protection mécanique (pas de vaccin recommandé en voyage) |
| Chikungunya | Tigre (Aedes) | Saison des pluies | Fièvre, douleurs articulaires intenses et durables | Protection mécanique uniquement |
| Zika | Tigre (Aedes) | Saison des pluies | Souvent asymptomatique, éruption, conjonctivite | Protection + prudence renforcée en cas de grossesse |
| Filariose lymphatique | Anophèle / Culex | Toute l’année | Œdèmes des membres, gonflement progressif (long terme) | Moustiquaire imprégnée nocturne |
Pour les détails sur ces maladies et les traitements ou vaccins associés, consulte mon article complet sur les vaccins et maladies à Madagascar.
Le risque réel d’attraper une maladie reste limité, environ 2,6 % par piqûre
D’abord, sache que ton pire ennemi n’est pas le moustique tigre, mais le moustique anophèle, vecteur du paludisme. Contrairement au moustique tigre qui attaque principalement à l’aube et au coucher du soleil, le moustique anophèle attaque toute la journée et la nuit.
Ensuite, pour attraper une maladie infectieuse, il faut que le moustique ait piqué une personne déjà atteinte avant toi. Les spécialistes estiment qu’environ 6 % des moustiques sont porteurs de ces maladies à Madagascar, et qu’il y a 2,6 % de chance (ou de malchance) d’être piqué par un moustique contaminé. Par conséquent, le risque est faible : seulement 1 piqûre sur 40 peut poser problème. Et si tu suis mes conseils de prévention, ce risque devient véritablement infime.
Les 4 mesures de protection efficaces contre les moustiques à Madagascar
1. La moustiquaire imprégnée, protection nocturne essentielle
Le moyen le plus efficace de se protéger du moustique la nuit reste la moustiquaire imprégnée de répulsif anti-moustique. Tous les hôtels, gîtes ou chambres d’hôtes en sont équipés. Dans le cas où ta moustiquaire n’est pas imprégnée, tu peux utiliser un produit d’imprégnation pour textiles : une imprégnation est efficace pour un mois ou plus selon la marque. Un produit que j’utilise depuis des années : Biovectrol Tissu.
Si tu comptes te balader hors des sentiers battus, prends ta propre moustiquaire imprégnée avec ses crochets de fixation (type « moustiquaire Bangla » ou équivalent).
2. Les vêtements imprégnés, parce que 40 % des piqûres passent à travers les habits
Pour te protéger en toute occasion, il est très utile d’imprégner tes propres vêtements. Cette protection est efficace et résiste même au lavage. Quand on sait que 40 % des piqûres ont lieu à travers les habits, on comprend l’importance de cette protection. Le bon spray est à base de perméthrine (l’ancien « Cinq-sur-cinq pour vêtements », aujourd’hui remplacé par des équivalents comme Moskito Guard Textiles).
Compte un vapo de 75 ml pour environ une semaine d’utilisation intensive. Ce n’est pas économique mais l’investissement vaut le coup.
3. Les répulsifs à appliquer sur la peau : DEET, IR3535, KBR3023, PMDRBO
Le complément parfait du spray pour vêtements est le répulsif à appliquer sur la peau. Il existe de nombreuses marques. Elles utilisent l’une des quatre substances actives suivantes : DEET, IR3535, KBR3023 ou PMDRBO. Ces molécules sont efficaces selon leur concentration, mais attention au surdosage : elles sont nocives en utilisation prolongée (perturbateurs endocriniens, risques santé à long terme). Recommandation : maximum 30 jours d’utilisation par an, et 3 applications par jour maximum.
Liste officielle des produits autorisés sur le site du ministère de la Santé.
4. Les pièges et émetteurs ultrasoniques pour les soirées en extérieur
Pour lutter contre les moustiques à Madagascar, la spirale à brûler est un incontournable des soirées en extérieur. Même en positionnant 4 spirales aux 4 coins de la terrasse, l’efficacité reste limitée (rien n’empêchera la femelle moustique de chercher son repas), et tu seras largement incommodé par les fumées (toxiques d’ailleurs) de cet « anti-moustique presque naturel ».
Alors que faire ? Dois-tu t’enfermer dans ta chambre sous la moustiquaire ? Non, reviens parmi nous et profite de l’apéro !
Le premier produit que je trouve excellent est le piège à moustique HBM Boréale (noté 17/20 par Que Choisir). Tu le poses à l’entrée de la terrasse, tu le branches : il attire et tue les moustiques. Attention : ne prends pas l’apéro à côté, il attire les moustiques, ce n’est pas un répulsif !
Le deuxième produit génial est le MoskitoFree Forever. Il émet une fréquence ultrasonique qui te rend « invisible » pour les moustiques. Également disponible en version portable pour les sorties.
Le moustique fuit le froid, le vent et n’aime pas l’eau stagnante asséchée
Le moustique n’aime pas le froid
D’une façon générale, si tu règles ta climatisation en dessous de 20 °C, tu endors le moustique et tu empêches ceux du dehors d’entrer dans ta chambre. Méthode efficace en cas d’absence de moustiquaire. À éviter systématiquement quand même, ce n’est vraiment pas bon pour la planète.
Le moustique n’aime pas le vent
Utilise un ou plusieurs ventilateurs. C’est la méthode que je préfère et que je trouve la plus efficace sur une terrasse pendant l’apéro ou le repas. Les ventilateurs brassent de l’air et perturbent l’émission naturelle de CO₂ de notre corps (qui est ce qui attire les moustiques). Le vent gêne aussi le vol du moustique et nous rafraîchit agréablement.

Le moustique aime l’eau stagnante
Fais le tour de la villa ou du bungalow et supprime toute réserve d’eau inutile. Vérifie régulièrement les coupelles de pots de fleurs, les abreuvoirs à animaux, tout ce qui peut contenir un peu d’eau. Le moustique ira y pondre entre 100 et 200 œufs. Ne lui laisse pas cette opportunité.
Que faire si tu te fais piquer quand même malgré les protections
Il y a une chose que les fabricants d’anti-moustiques omettent de dire : nous sommes tous différents. Certains d’entre nous rejettent naturellement plus de CO₂ que d’autres. Dans un groupe d’individus, c’est cette personne qui sera la cible privilégiée des moustiques, un peu comme le miel attire les abeilles.
Si c’est ton cas, voici quelques conseils supplémentaires qui peuvent t’aider :
- Couvre ta peau au maximum avec des vêtements imprégnés.
- Évite de boire de l’alcool, surtout de la bière, reconnue pour augmenter notre émission de CO₂.
- Prends des douches régulières.
- Évite de rentrer de promenade en sueur et de repousser la douche parce que tu as « séché ».
- Utilise des répulsifs en complément des protections vestimentaires.
Si tu as de bons conseils à partager, n’hésite pas à laisser un commentaire ou à me contacter.
FAQ : Moustiques et paludisme à Madagascar
Faut-il prendre un traitement antipaludéen pour Madagascar ?
Oui, il est fortement recommandé pour la majorité des séjours, en particulier dans les plaines et les zones côtières. Les deux antipaludéens les plus prescrits sont la Doxycycline (la plus courante en France, prise quotidienne, peu chère mais photo-sensibilisante) et le Malarone (Atovaquone/Proguanil, mieux toléré, plus cher, à prendre 1 ou 2 jours avant le départ jusqu’à 7 jours après le retour). La prescription dépend de la zone visitée, de la durée du séjour et de tes antécédents médicaux : consulte un médecin spécialisé en médecine du voyage avant de partir.
Quel répulsif anti-moustique acheter avant de partir à Madagascar ?
Choisis un produit à base de DEET concentré à 50 % (Insect Ecran Zones Tropicales, Cinq-sur-cinq Tropic) ou IR3535 à 35 % si tu cherches une alternative moins agressive pour la peau. Pour les vêtements, prends un spray à base de perméthrine (Moskito Guard Textiles ou Insect Ecran Vêtements). Pour la moustiquaire et les tissus, le Biovectrol Tissu reste une référence durable. Combine les trois pour une protection complète, sans dépasser 30 jours d’utilisation cutanée par an.
Les moustiquaires des hôtels malgaches sont-elles suffisantes ?
Dans les hôtels et lodges standards à Madagascar, oui : la moustiquaire est systématique et généralement bien entretenue. Vérifie cependant à l’arrivée qu’elle n’a pas de trou et qu’elle se ferme correctement. Pour les hébergements plus rustiques ou les séjours hors des sentiers battus, prends ta propre moustiquaire Bangla imprégnée, avec crochets de fixation. C’est léger, peu encombrant et ça peut faire la différence pendant une nuit en brousse.
Quelle est la saison la plus dangereuse pour les moustiques à Madagascar ?
La saison des pluies, de novembre à avril, est la période où les populations de moustiques explosent et où la majorité des maladies vectorielles (dengue, chikungunya, zika, paludisme) circulent activement. La saison sèche (mai à octobre) est plus tranquille, surtout sur les hauts plateaux (Antananarivo, Antsirabe). Le moustique anophèle, vecteur du paludisme, reste cependant présent toute l’année dans les zones côtières et les plaines : la protection ne se relâche jamais complètement.
Pour aller plus loin : préparer ta protection complète avant le voyage
- Vaccins et maladies à Madagascar : le guide complet (paludisme, dengue, hépatite A et le reste).
- Insécurité à Madagascar : faut-il avoir peur ?
- Combien d’argent emporter à Madagascar
- Qu’est-ce qu’un vazaha ?
- FAQ voyage Madagascar
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À propos de l’auteur
Nathanaël Berthe est un Français marié à une Malgache, qui vit entre Madagascar et la France depuis 2011. Il connaît le pays de l’intérieur, sa culture, sa langue et sa philosophie du mora-mora. Sur HelloVazaha.com, il partage ses observations vécues et ses retours d’expérience pratiques pour aider les voyageurs occidentaux à comprendre et à respecter la culture malgache.
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